Bienvenue > Blog PMA

Témoignages, réflexions, petites victoires

Il y a des sujets qu'on effleure sans les voir vraiment. Pendant longtemps, ce sujet-là a été l'un des miens.

Quand moi je cherchais à tomber enceinte, quand je vivais mes propres espoirs, mes propres attentes — et j'ai eu cette chance, je le mesure pleinement aujourd'hui — des femmes que j'aimais traversaient autre chose. Quelque chose de bien plus lourd, de bien plus long, de bien plus envahissant. Et moi j'étais là, à côté, sans vraiment être là.

Je ne le savais pas. Ou plutôt, je ne mesurais pas.

J'ai dit des choses que je ne dirais plus. Ces petites phrases qu'on balance avec le sourire, avec de l'amour même, et qui font mal. Vous les connaissez peut-être. "Ça va venir, détends-toi." "Vous avez encore le temps." "Il suffit de ne plus y penser." Ces mots partent d'un bon endroit — et pourtant ils atterrissent si mal.

C'est avec le recul, et parce que je me suis vraiment plongée dans ce sujet, que j'ai commencé à comprendre. Les traitements. Les consultations qui s'enchaînent. Ces équipes médicales qui font leur travail, souvent très bien, mais qui ne peuvent pas toujours préserver ce rapport à l'intimité que ce parcours met à rude épreuve. Ce corps qui n'est plus tout à fait à soi. Ce couple — ou cette personne seule — qui avance, souvent en silence, souvent avec une force que même eux ne soupçonnent pas encore.

Et c'est là que tout s'est connecté pour moi.

Parce que mon métier, c'est l'écriture. Pas l'écriture comme performance ou comme talent réservé à quelques-uns. L'écriture comme espace. Comme souffle. Comme endroit où on pose ce qu'on ne sait pas encore dire à voix haute.

L'écriture est thérapeutique. Ce n'est pas un mot que j'utilise à la légère. C'est quelque chose que j'ai vu, que j'accompagne, en quoi je crois profondément.

Et je me suis dit : et si je créais un espace pour ça ?

Pas un espace où j'ai toutes les réponses — je ne les ai pas, et je ne prétendrai jamais les avoir. Pas un espace figé où un problème aurait une solution propre et bien rangée. Mais un endroit vivant, où les questions que vous vous posez trouvent peut-être un écho. Où vos mots ont de la place. Où vous pouvez répondre, réagir, ajouter ce que moi j'aurais oublié ou mal compris.

Ce blog est une lettre ouverte. À vous qui lisez. À vous qui traversez. À vous qui accompagnez quelqu'un qui traverse.

Je m'appelle Marie. J'accompagne par l'écriture. Et je suis là — cette fois, vraiment là.

Écrire son histoire avant que les souvenirs disparaissent

Pourquoi écrire son parcours PMA avant que les souvenirs disparaissent.

Tu te souviens de la première rencontre avec l’équipe médicale ?

De la première personne à qui tu as raconté ton histoire ? Et du nombre de fois où tu l’as racontée ensuite ?

Tu te souviens de ce que tu faisais dans la salle d’attente lors de la première consultation ? Tu étais seule ? Tu pensais à quoi ?

Tu te souviens de ce tableau ou cette affiche que tu allais revoir encore et encore dans cette pièce ?

Tu te souviens de ce que tu as ressenti pendant la première échographie ? Du premier bilan médical ? Tu as tout compris immédiatement ?

Tu te souviens du moment où tu as commencé à noter tes cycles avec attention ? Quand tu as consommé ton dernier verre de vin ? Quand tu as commencé à modifier ton alimentation ?

Tu te souviens du jour où tu as commencé à attendre ? Le temps qu’il faisait ce jour-là ?

 

Sans vraiment t’en rendre comte, tu étais déjà entrée dans ton parcours PMA.

 

Quand la mémoire efface le parcours PMA.

Je m’appelle Léa, et j’ai tout noté. Enfin, c’est ce que je croyais.

Aujourd’hui, c’est Camille qui me rappelle des pans entiers de notre histoire. Certains mots techniques, certains examens difficiles, les premières phrases du médecin, les moments de doute aussi.

Ma mémoire, elle, les a doucement effacés.

Notre fille a un an seulement, ce n’est pas si loin.

L'oubli n'est pas une trahison. C'est une protection.

Quand le corps et l'esprit traversent des mois d'examens, d'attente, d'espoir et de déception, le cerveau fait son travail. Il allège. Il efface ce qui fait mal, ce qui pèse, ce qui a demandé trop d'énergie. Il floute certains détails pour permettre d’avancer.

Les femmes qui traversent un parcours PMA le savent bien. On retient l'essentiel — la date de la ponction, le nombre d'embryons, le résultat du test.

Mais le reste s’efface peu à peu.

Les salles d'attente tôt le matin, les prises de sang répétées, le ventre gonflé par le traitement, les bleus laissés par les injections. La fatigue qui tombe sans prévenir. Les petits espoirs silencieux entre deux rendez-vous.

Tout ce qui a construit cette histoire, jour après jour.

Et la vie reprend. Avec un enfant dans les bras ou autrement. Les mois passent, et les souvenirs s'éloignent encore un peu plus.

Pas parce qu'ils ne comptaient pas.

Simplement parce que la vie avance.

Ces détails du parcours PMA que l’on oublie

Léa a écrit une lettre à sa fille.

Elle est encore en brouillon, quelque part dans un tiroir. Elle la lira ou elle ne la lira pas.

Mais elle sera là, dans sa boîte à souvenirs. La preuve que sa maman a traversé quelque chose d'immense pour qu'elle existe.

Parce que les mots gardent ce que la mémoire finit parfois par laisser partir.

Pas seulement les étapes médicales, les dates, les protocoles. Mais aussi les tout premiers gestes, ceux que personne ne voit.

La première prise de sang, l’application de suivi téléchargée, le café arrêté sans rien dire à personne, le secret gardé à deux, les recherches tard le soir. Le moment où le corps commence déjà à changer la façon de vivre.

Ce sont souvent ces détails-là qui disparaissent les premiers.

Et pourtant, ils racontent tout.

Ils racontent la femme qui se prépare, le couple qui se serre, la vie qui commence à changer doucement, avant même que quiconque le sache.

Cette histoire mérite d’exister en mots, dans sa totalité, du premier rendez-vous jusqu’au dernier souvenir.

Pour qui écrire son histoire de PMA.

On pense souvent qu’on écrit pour les autres.

Pour un enfant qui grandira. Pour son partenaire. Pour sa famille.

Mais écrire son parcours PMA, c'est d'abord écrire pour soi.

C'est déposer ce que l'on a traversé. Reconnaître sa propre force. Ne pas laisser l'oubli effacer cette version de soi-même

Cette femme qui s'est levée chaque matin malgré la fatigue, les traitements, l'incertitude, l'attente.

Celle qui a continué.

Léa a mis un an avant de se lancer. Un an à se dire "je le ferai demain".

Et puis un jour, les mots sont venus.

Pas parfaits, pas ordonnés. Mais vrais.

Ton histoire aussi mérite d'être posée quelque part. À ton rythme. Avec tes mots.

Une main tendue pour raconter son parcours PMA.

C'est pour accompagner ces femmes, et leurs histoires, que je suis devenue biographe.

Recueillir un parcours de vie, ce n'est pas seulement écrire des souvenirs sur une page. C'est créer un espace où la parole peut enfin se déposer. C'est écouter ce qui n'a jamais été dit à voix haute. C'est mettre en lumière ce que la mémoire commence déjà à effacer.

Que tu sois en plein parcours PMA, au début, entre deux étapes ou plusieurs années après, il n'est jamais trop tôt, ni trop tard, pour écrire ton histoire.

Et si tu ne sais pas par où commencer, je suis là pour t’accompagner.

 

Chaque parcours, qu'il soit douloureux, chaotique ou traversé d’espoir, dessine une femme vivante et puissante.

Et cette femme-là mérite que son histoire soit portée par les mots.

Si vous sentez que le moment est venu de poser vos mots, je suis là pour vous accompagner.

Parlons-en

 

Écrire son histoire avant que les souvenirs disparaissent

Quand les mots médicaux blessent

PMA : quand les mots médicaux blessent

Tu te souviens du jour où un médecin t’a dit quelque chose qui t’a figée ?

Pas par malveillance.

Juste un mot. Une phrase prononcée entre deux ordonnances. Et qui a continué à résonner longtemps après la consultation.

Je m’en souviens encore.

À 35 ans, en plein parcours PMA, un médecin m’annonce que je suis en “grossesse gériatrique”.

Un terme médical. Précis. Codifié.

Et pourtant, pour une femme qui se bat chaque jour pour devenir mère, ces deux mots ont eu l’effet d’une gifle.

Camille, qui m’accompagne ce jour-là, se souvient surtout du silence qui a suivi.

Le fossé entre les mots médicaux et le vécu d’une femme

Le monde de la PMA possède son propre langage.

Hystérosalpingographie. Protocole de stimulation. Transfert d’embryon. ICSI.

Des mots techniques, précis, nécessaires. Des mots que les médecins utilisent chaque jour avec aisance, parce qu’ils font partie de leur quotidien.

Mais pour la femme assise en face d’eux, ces mots tombent souvent dans un immense silence intérieur.

Elle écoute. Elle note. Elle hoche la tête.

Et bien souvent, une fois la porte de la consultation refermée, elle ne se souvient déjà plus de la moitié de ce qui vient d’être dit.

Léa se rappelle des piqûres. Beaucoup de piqûres.

Des médicaments dont elle n’a jamais retenu les noms.

Ce qu’elle garde en mémoire, en revanche, c’est la routine des traitements. Les réveils tôt le matin. La fatigue. Les rendez-vous qui s’enchaînent. Et cette sensation étrange d’être devenue un dossier médical plutôt qu’une femme avec une histoire.

Le poids des mots dans un parcours PMA

Les médecins sont de grands techniciens. Leur expertise est précieuse. Indispensable.

Mais entre la technicité d’un protocole et l’humanité d’une femme qui espère, il existe parfois un fossé.

Un mot mal choisi peut s’installer durablement.

En PMA, certains termes restent gravés longtemps après les consultations.

“Faible réserve ovarienne.”
“Mauvaise réponse au traitement.”
“Infertilité inexpliquée.”
“Échec d’implantation.”

Pour les médecins, ce sont des termes médicaux précis.

Pour les femmes qui les reçoivent, ils deviennent parfois des mots lourds à porter.

Parce qu’ils ne parlent pas seulement d’un protocole. Ils touchent au corps. À l’intime. À l’image de soi. À l’espoir.

Et puis il y a ce mot-là.

“Gériatrique”.

Un adjectif qui évoque la vieillesse, le déclin, la fin.

Pas une femme de 35 ans, pleine de vie, qui tente simplement de donner la vie.

Ces mots ne blessent pas toujours immédiatement. Parfois, ils s’installent en silence. Ils reviennent la nuit, dans les moments de doute, lorsque l’espoir vacille. Ils viennent alourdir un parcours déjà difficile.

Camille se souvient du visage de Léa ce jour-là.

Léa, elle, a fait comme si de rien n’était. Elle a souri. Remercié le médecin. Et ravalé quelque chose qu’elle n’a réussi à mettre en mots que bien plus tard.

Retrouver ses propres mots dans le parcours PMA

Face à ce vocabulaire médical qui échappe parfois, qui impressionne ou qui blesse sans le vouloir, il devient essentiel de retrouver ses propres mots.

Pas les mots du protocole.

Pas ceux du dossier médical.

Les siens.

Ceux qui racontent vraiment ce que tu as traversé, ressenti, supporté.

Pas un compte-rendu médical. Une histoire. La tienne.

Avec des phrases maladroites parfois. Mais vraies.

Et dans ces mots-là, elle a retrouvé la femme que les consultations avaient peu à peu effacée. Celle qui espère, qui doute, qui résiste et qui avance malgré tout.

Parce qu’un parcours PMA ne se résume jamais à des examens ou à des protocoles.

Il se vit dans le corps. Dans le cœur. Dans l’intimité d’un couple.

Et cette histoire-là mérite d’être racontée avec les mots qui lui ressemblent.

Une place pour déposer son histoire

C’est pour accompagner ces femmes et leurs histoires que je suis devenue biographe.

Parce que derrière chaque dossier médical, il existe une histoire humaine qui mérite d’exister autrement qu’entre des analyses et des ordonnances.

Mon rôle n’est pas de remplacer les soignants.

Il est d’offrir un espace où les mots peuvent enfin se poser. Sans jargon. Sans protocole. Juste avec la vérité du parcours vécu.

Que tu sois en plein parcours PMA, au début, entre deux étapes ou plusieurs années après, tes mots ont de la valeur.

Ton histoire aussi.

Et si tu ressens le besoin de poser cette histoire quelque part, je suis là pour t’accompagner.

Chaque parcours, qu’il soit douloureux, chaotique ou traversé d’espoir, dessine une femme vivante et puissante.
Et cette femme-là mérite que son histoire soit portée par les mots.

Parlons-en
 

Ce site utlise des cookies pour réaliser des statistiques de navigation. En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de ses cookies Oui Non en savoir plus et gérer vos cookies