PMA Apprendre à espérer autrement et revoir son rêve de famille nombreuse
« Avant la PMA, nous parlions de notre future famille avec évidence. Nous imaginions trois enfants. Puis les mois ont passé, les tentatives aussi. Peu à peu, nous avons cessé de parler de trois. Nous avons commencé à nous dire : si nous pouvions simplement en avoir un… »
Avant de commencer un parcours PMA, il est facile d'imaginer sa future famille.
Trois enfants, peut-être. Une maison pleine de vie. Des frères et des sœurs qui grandissent ensemble. Des projets que l'on construit sans vraiment se demander s'ils pourront devenir réalité.
Le désir d'enfant semble parfois avoir toute la place devant lui.
Puis la PMA arrive.
Avec ses examens, ses traitements, ses rendez-vous et ses périodes d'attente.
Et avec elle, une autre réalité : celle d'un projet qui ne se construit pas forcément au rythme imaginé.
Quand le rêve commence à changer
Au début, le couple peut continuer à se projeter.
« Nous aimerions trois enfants. »
Cette phrase appartient encore au futur. Elle fait partie d'un projet de vie que rien ne semble devoir remettre en question.
Puis les mois passent.
Une tentative. Puis une autre.
L'attente entre deux rendez-vous. L'espoir qui revient. La déception parfois.
Progressivement, le regard change.
Le couple ne pense plus à la famille qu'il aura dans quelques années. Il pense à cette tentative, à ce prochain rendez-vous, à cette possibilité d'avoir enfin un enfant.
Le rêve de trois enfants devient plus lointain.
Et une nouvelle phrase apparaît :
« Si nous pouvions déjà en avoir un… »
Faire évoluer son projet sans renoncer à son désir
Cette phrase peut sembler être une forme de renoncement.
Pourtant, elle peut aussi être une manière de continuer à espérer.
Revoir ses attentes ne signifie pas abandonner son désir d'enfant.
Cela peut simplement vouloir dire apprendre à ne plus se projeter aussi loin.
À ne plus compter les enfants que l'on aimerait avoir.
À accueillir celui que l'on espère rencontrer.
Le projet familial change alors de dimension.
Il ne s'agit plus forcément de construire la famille imaginée avant la PMA.
Il s'agit d'abord de laisser une place à celle qui pourrait exister.
Le deuil d'une famille imaginée
Il existe parfois un deuil dont on parle peu dans les parcours PMA : celui de la famille que l'on avait imaginée.
Pas le deuil d'un enfant que l'on a connu.
Pas le renoncement à devenir parent.
Mais celui d'une projection.
La famille rêvée à deux, trois ou quatre enfants.
Les enfants imaginés avec quelques années d'écart.
Les fêtes de famille telles qu'on les avait pensées.
Les frères et sœurs que l'on imaginait grandir ensemble.
Lorsque la réalité ne suit pas cette projection, il faut parfois accepter de la modifier.
Et cette étape peut être douloureuse.
Parce qu'il faut laisser partir une histoire que l'on avait déjà commencée à écrire dans sa tête.
Apprendre à espérer autrement
Avec le temps, l'espoir peut changer de forme.
Il devient parfois plus prudent.
Plus fragile aussi.
Mais il reste présent.
« Nous rêvions de trois enfants » peut devenir :
« Nous espérons pouvoir en avoir un. »
Ce n'est pas forcément moins fort.
C'est simplement un espoir différent.
Un espoir qui s'appuie davantage sur le présent que sur un avenir imaginé.
Et peut-être que c'est aussi cela que la PMA apprend : avancer sans toujours savoir jusqu'où le chemin conduira.
Une autre histoire à écrire
Toutes les histoires de PMA ne se terminent pas de la même manière.
Certaines familles accueilleront l'enfant tant espéré. D'autres connaîtront une autre réalité.
Mais dans tous les cas, le parcours peut transformer la manière dont une femme ou un couple envisage sa future famille.
Il peut obliger à revoir ses rêves, à modifier ses attentes et parfois à faire de la place à une histoire différente de celle que l'on avait imaginée.
Ce n'est pas forcément renoncer.
C'est parfois simplement apprendre à espérer autrement.
Et découvrir que la famille que l'on construira ne sera peut-être pas celle que l'on avait imaginée.
Mais qu'elle pourra malgré tout devenir profondément la sienne.
Chaque parcours, qu'il soit douloureux, chaotique ou traversé d’espoir, dessine une femme vivante et puissante.
Et cette femme-là mérite que son histoire soit portée par les mots.
Si vous sentez que le moment est venu de poser vos mots, je suis là pour vous accompagner.
